MÉDIATEUR DES RELATIONS INTER-ENTREPRISES INDUSTRIELLES ET DE LA SOUS-TRAITANCE ] 09

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La médiation : une réalité stratégique

Dans ma pratique de consultant en stratégie dans l’univers des PME, j’ai pu mesurer l’importance de la Médiation des relations interentreprises qui évite souvent de sacrifier l’intérêt du développement à long terme sur l’autel parfois destructeur du court terme. Rappelons deux points mal connus et qui éclairent ce sujet. D’abord, la part de la valeur ajoutée produite dans les PME est en augmentation depuis trente ans, ceci dans tous les pays développés. Contrairement aux apparences, nous vivons dans des économies qui se déconcentrent. Puis, dans la micro-économie et la réalité du terrain, la tentation de l’abus de pouvoir est fréquente. Il est donc utile au développement économique de veiller à ce que chacun puisse garder la juste rémunération de son travail.

Bruno Jarrosson Expert en stratégie

Il existe une double réalité : le rapport explique que le manque de coopération est l’un des facteurs déterminants du faible nombre d’ETI en France. Par ailleurs, sans les grandes entreprises et leurs commandes, les PME peinent inévitablement à devenir des ETI. Pour répondre à cette double problématique, le sénateur Retailleau a préconisé d’instaurer une meilleure régulation des relations de co-traitance afin de mieux conjuguer la réduc- tion du coût des achats et le développement d’un écosystème compétitif.

Afin de promouvoir une meilleure coopération entre les entreprises, le sénateur a émis plusieurs recommandations, dont la mise en œuvre d’une régulation active des relations de co-traitance.

Extrait du rapport Retailleau, février 2010

« Sur le modèle de la Small Business Administration, garante de la défense et de la promotion des entreprises dans la décision publique, un Médiateur de l’entreprise, Autorité administrative indépendante, serait nommé par le Président de la République selon la procédure de l’article 13 de la Consti- tution. Il s’agirait d’une personnalité expérimentée du monde économique. Ses missions seraient :

\ de contribuer à la maîtrise de la charge administrative ;

\ d’organiser le SBA à la française, la défense des intérêts collectifs des entreprises vis-à-vis des administrations et dans le champ de la législation ;

\ de coordonner les différentes médiations (co-traitance, crédit interentreprises, achats publics).

Il ferait un rapport annuellement au Par- lement et au Président de la République sur ses missions et préconiserait les aménagements opportuns. Il s’appuierait sur un réseau de délégués territoriaux, qu’il désignerait. »